Sian

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Sian

Message par Osiris le Mer 16 Avr 2008 - 14:37

création du personnage Sian:

tu as le choix entre les clans nobles et les bas-clans . les clans pouvants être pris sont : brujah, cappadocien, lasombra,
toréador, ventru, assamite, disciple de seth, gangrel, nosferatu.

tous ces clans peuvent être trouvés au moyen-orient. les tzimisce et les tremere, en revanche, ne sont pas originaires d'afrique, étants des clans exclusivements
européens. si tu désire prendre l'un de ces deux clans, tu auras voyagé pour des raisons obscures pour te rendre jusqu'à Damas. les malkaviens et les ravnos
ne peuvent être pris pour cette chronique...

à noter que comme nous jouons dans une chronique principalement située en égypte, bien que le départ se passe à Damas, en syrie, deux des clans présentés
deviennent des clans nobles : les disciples de seth et les assamites. ces deux clans ne sont donc plus considérés comme des bas-clans mais comme des clans
à part entière. à noter qu'au moyen-orient il n'ya pas vraiment de jugement sur la qualité des clans. cependant les assamites et les disciples de seth
sont les clans les plus fréquemments rencontrés.

à Damas, le départ de la chronique, le clan princier est celui des toréadors. il s'agit d'une ville magnifique par son style d'art, par sa richesse et
par son ancienneté (ses origines remontent bien avant l'époque héléniste, bien avant l'empire grec).

donc dans ton prochain post, dis-moi quel clan tu voudrais pour ton personnage. Nous pourrons ainsi commencer le prélude de ton personnage…

si tu as des questions, n'éhésite pas à les poster sur ce sujet, je t'y répondrais soit dans ce sujet soit par MP en fonction d" la confidentialité de la réponse. bonne chance.
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Re: Sian

Message par Sian le Mer 16 Avr 2008 - 19:31

Merci Osiris ^^

Comme indiqué dans mon MP, le Clan des Toréadors est toujours celui qui m'attire le plus. Aussi est-ce celui que je vais choisir si c'est toujours envisageable ^^
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Re: Sian

Message par Osiris le Mer 16 Avr 2008 - 22:41

bonsoir sian,

tu joueras donc un vampire du clan toréador ou "Ray’een al-Fen" dans la langue syrienne.

je t'avais envoyé un mp décrivant les 3 tendances du clan (humanité, royauté et pêché). quelle sera la tendance de ton personnage ?

j'ai besoin de cette indication npour pouvoir commencer le prélude avec toi.


je te propose de commencer le prélude de sian dans la ville de Damas, où il (elle) serait né(e) (sian est un nom féminin si je ne me trompe, confirme-moi aussi si ton personnage est de sexe féminin ou masculin, juste pour confirmation).

si tu es d'accord, j'afficherais une description de la ville où tu pourras trouver de nombreuses descriptions pour ton prélude. si tu préfères que ton personnage soit né dans une autre ville, ou un autre pays, signale-le moi. toute proposition de ta part sera la bienvenue.

le plan de la chronique que nous allons jouer sera damas puis la vallée du nil. en fonction de ces éléments un peu pré-curseurs, tu peux choisir un lieu de naissance avec lequel tu as une affinitée.

je me tiens à ta disposition pour tout compléments.
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Re: Sian

Message par Sian le Mer 16 Avr 2008 - 23:50

Je confirme que Sian (que je prononce "Siane" pour ma part ^^) est bien une Dame (voir avatar pour confirmatio ^^).

A lire la description des trois types de Toréadors, je pense choisir la "voie du pêché"... La voie de l'humanité ne m'inspire pas et celle de la Royauté non plus je dois dire ^^

Concernant la ville d'origine de Sian, je pense que Damas sera parfait. A l'époque, je doute que les jeune femme avait beaucoup l'occasion de voyager, surtout dans cette partie du monde... Gardons un minimum de réalisme dans sa vie "humaine" ^^

Voili voilou ^^
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prélude première partie

Message par Osiris le Jeu 17 Avr 2008 - 10:25

bonjour Sian,

voici les premières questions auxquelles il te faudra répondre pour la création du personnage.

tu as choisit un toréador de damas, aussi j'ai pris en compte ces critères dans les parties "indications".


Comment était ta vie mortelle 1 Le joueur doit penser à la vie de son personnage. Etait-il riche ou pauvre, pieux ou paillard, violent ou timide ? Une fois morts, les vampires sont des créatures statiques qui trouvent le changement difficile. Ses années mortelles sont donc celles où s’établit sa personnalité. Même si l’Étreinte l’a changé radicalement, ces changements dépendent de ce qu’il était avant sa mort.

Vous cherchez ici des scènes de la vie quotidienne pour établir une base, une ”mesure” de ce qu’était la vie du personnage avant qu’elle ne s’achève. Même une simple scène décrivant la moisson d’une récolte ou les difficultés de la guerre suffit au joueur pour mieux comprendre la vie de son personnage.

Indications : les toréadors fréquentent souvent la haute société d’une région ou d’une cité. Avant son étreinte, sian Vivait dans l’opulence, soit grâce à la richesse de sa famille, soit en se faisant remarquer par d’illustres personnages de la cité de Damas(à toi de choisir).

Lorsque tu étais mortelle, étais-tu une séduisante princesse, une religieuse chrétienne qui se vouait entièrement à des actes charitables ou bien une courtisane se vouant aux cultes interdits du plaisir ? dans tous les cas, la beauté est l’expression de sian, soit elle l’exprime par une perfection physique, soit par un talent qu’il faut préserver pour l’éternité.

Enfin, quel est l’art privilégié de sian ? es-ce un domaine artisanal (architecture, arsenal, couture et broderie, construction navale, forge, joaillerie, maçonnerie, menuiserie) ou plutôt une expression d’elle-même par le biais d’un instrument de musique, du chant, de la danse, ou de la séduction ?



Quand as-tu rencontré un Caïnite pour la première fois ? Certains personnages n’ont pas eu conscience du surnaturel avant qu’un vampire affamé ne soit sorti de l’ombre pour les mordre profondément. D’autres sont terrorisés ou séduits avant l’Étreinte. Comment le fait de comprendre qu’il existe un monde autre que le monde naturel a-t-il affecté le personnage-joueur ? Cela a-t-il brisé sa foi en Dieu ou renforcée ?

Cette scène est très importante. Le personnage était-il horrifié ou ravi ? Son premier meurtre a-t-il été une expérience joyeuse ou écœurante ? Le personnage s’est-il senti abandonné par Dieu, accueilli dans une communauté de monstres ou ses sentiments ont-ils été bien différents ?

Indications : les vampires du clan toréador ont tendance à cotoyer de très près les mortels qui ont heurté leur sensibilité. Ces mortels peuvent même faire l’objet de conflits secrets entre plusieurs toréadors. Plus le mortel parvient à toucher les toréadors par l’expression de sa beauté (qu’elle soit physique ou artistique), et plus il jouit des privilèges que peut lui apporter ce clan : richesse, confort, relations, hébergement dans les plus beaux palais, serviteurs entièrements dévoués,


Une fois étreint (changé en vampire après être presque mort et après avoir bu le sang d’un vampire), le nouveau toréador a des perceptions beaucoup plus subtils de la réalité. Les couleurs sont accentuées, les parfums et les sensations inondent les sens du toréador. Il peut alors affiner son art au point que celui-ci devienne unique, et contempler pendant des heures et des nuits les plus secrets détails d’une œuvre d’art (fresques, mosaïques, architecture d’un palais, ou bien encore la grâce et la musculature du corps d’un esclave) dôté d’une extrême beauté.

Les vampires de la voie du pêché mènent une existence passionnée. Mener une existence intense, pleine de nouveautés et de sensations fortes est pour eux primordial. Le premier « baiser » (voler le sang d’une victime) que Sian a donné s’inscrit donc à jamais dans cette découverte du plaisir. Quelle relation avait Sian avec sa première victime ? comment Sian a réagit en découvrant qu’elle avait dû tué un être humain pour s’abreuver de son sang ? comment as-t’elle ressenti le plaisir qu’un tel vol de « vitae » lui procurait ?

Qui était ton père 1 Qui a pris la vie du personnage ? Quelles que soient les relations qui suivent l’Étreinte, il existe un lien éternel entre père et infant. Demandez au joueur si son personnage a été Étreint pour une raison spécifique. Son père l’a-t-il abandonné ou lui a-t-il enseigné les manières de la société Caïnite ? A-t-il passé du temps chez lui ou a-t-il dû chercher son propre domaine ?

C’est une bonne opportunité pour montrer l’importance du lignage Caïnite. Vous pouvez choisir une scène dans laquelle le père abandonne le personnage ou le présente au prince. Le but est de donner au personnage une bonne idée des attitudes et personnalité de son père. Ne pas connaître son père équivaut à ne pas connaître ses parents. Bien entendu, certaines personnes ne les connaissent pas, mais c’est une histoire en soi (ou une scène d’un prélude).

Indications : à damas, l’élite de la société nocturne est composée principalement de vampires du clan toréador. Ils se partagent cependant les quartiers de la ville avec des assamites et des nosfératus. régulièrement, des flots importants de voyageurs (religieux, marchands, soldats chrétiens ou musulmans) arrivent à damas. Parfois ils transportent avec eux un ou des vampires qui décident de rester quelques temps à Damas afin de s’imprégner des splendeurs de la ville.


Le sultan vampirique de Damas se nomme Darshuf. Il est le dirigeant des toréadors de la ville et le prince incontesté de Damas. Son premier conseiller, lui, s’appelle Annazir. De nombreux toréadors disent que c’est ce dernier qui tire réellement les ficelles du pouvoir, et aimeraient le voir occire. Darshuf pourrait être le père de ton personnage (le vampire qui a étreint sian). C’est un ancien vampire dont l’apparence est celle d’un jeune homme désabusé. Il aime s’entourer des plus belles femmes de sa cité et se couvrir de richesses à outrance. Il n’hésite pas non plus à accorder l’immortalité à ses maîtresses dont il désire préserver la beauté des ravages du temps.

Si ce vampire t’inspire, il pourrait être le père de sian. Sinon, n’hésite pas à me faire part de la vision que tu as du vampire qui a changé sian en non-mort : es-t’il d’apparence jeune, âgée, es-t’il dépravé comme l’est Darshuf, ou bien a-t’il gardé une once de dignité, quels sont ses centres d’intérêts, pourquoi a-t’il fait de sian ce qu’elle est aujourd’hui, qu’es-ce qui l’a attiré chez sian ? quel est sa relation avec le sultan vampirique de la ville ? avec son premier conseiller ?
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Re: Sian

Message par Osiris le Dim 20 Avr 2008 - 1:20

Bonsoir sian,



Je t’envoie un descriptif de ton clan afin que tu y trouve quelques infos supplémentaires. L’objectif n’est pas de tout prendre en compte, mais de te donner les éléments nécessaires à la rédaction de ton prélude.



Que la nuit soit avec toi



Osiris



Ray’een al-Fen



Les artisans Ray’een al-Fen se sont bien adaptés à la culture du monde islamique, trouvant la beauté dans l’art et la culture de la région depuis l’émergence de la nouvelle foi. Pourtant, le bay’t n’a jamais été très présent dans l’empire. Il s’est répandu dans la région avec les Romains, mais a subi les purges qui ont détruit la plupart des Caïnites romains à l’est de Constantinople.



Les survivants ont prospéré. Leur amour profond pour l’art mortel les a menés à une migration vers le sud et l’est à mesure que de nouvelles formes d’expression artistique se définissaient. Si les tribus bédouines et arabes les intéressaient assez peu, car leur art se limitait à ce qu’ils pouvaient transporter (et la vie nomade convient rarement aux Ray’een alFen), les cités de Perse, d’Asie Mineure et d’Egypte accueillent des membres du bay’t, en raison des goûts artistiques de ces peuples. Les sultans d’Alexandrie et de Damas sont tous deux des Ray’een al-Fen. Toutefois, une fascination pour les richesses enterrées avec les Égyptiens et la beauté réputée des œuvres perdues dans ces tombes ont conduit le bay’t à entrer en conflit avec le Walid Seth et le Qabilat alMawt à plusieurs occasions.



La transformation des peuples du désert en citadins, provoquée par l’Islam, a donné le jour à un âge d’or pour ces vampires. L’Empire Almohade est le plus évolué au monde. Son architecture, sa poésie et son art dépassent de loin ceux des autres cultures. Les vampires anciens ont Étreint de nombreux infants qui sont mieux capables de comprendre ces nouvelles œuvres. Les principes de l’Islam ont forcé la création d’une nouvelle forme d’art qui a charmé l’imagination des Ray’een al-Fen, et en a mené beaucoup à devenir des érudits accomplis : la calligraphie. Elle est très estimée chez les jeunes Caïnites, puisque l’Islam interdit toute image d’hommes ou d’animaux dans les mosquées. La plupart des édifices religieux sont décorés de citations des paroles du Prophète ou de versets du Qur’ân calligraphiés avec soin. La connaissance du Qur’ân et de l’Hadith est essentielle si l’on souhaite comprendre les nuances de la meilleure calligraphie. Les vampires de ce bay’t sont parmi les plus prolifiques des copistes, que ce soit eux-mêmes par dévotion à leur art ou par des scribes ansar. Beaucoup travaillent aux côtés du Qabilat al-Mawt, traduisant les textes d’anciennes cultures, y compris les Grecs.



Toutefois, l’expansion de l’Islam a généré un schisme majeur dans le bay’t. Les Caïnites les plus jeunes, fidèles Ashirra pour la plupart, entrent souvent en conflit avec les vampires qui les ont Etreints. Les anciens cherchent à protéger et préserver les œuvres d’art des religions tombées face à l’avancée de l’Islam. Ces images de dieux presque oubliés sont chéries comme de merveilleux exemples d’art par les anciens, et dénoncées comme de l’idolâtrie par les plus récemment Etreints. Beaucoup d’anciens se cachent même pour éviter d’être pourchassés par les Ray’een al-Fen les plus fanatiques, qui travaillent avec des membres d’autres bay’t possédant la même foi. Quelques-uns se sont même plongés dans la torpeur en secret, assurés que cette religion, comme toutes les autres, finira par disparaître.



L’amour du bay’t est aussi sa plus grande faiblesse. Les meilleures œuvres sont souvent dans les maisons des riches. Les Ray’een al-Fen sont trop souvent attirés par les excès et l’opulence qui entourent le calife et les autres dirigeants de la région. Le vice et le plaisir sensuel que la religion islamique cengàj sure rarement conduisent beaucoup de Ray’een al-Fen à la débauche, à la recherche de nouvelles sensations qui réveillent un peu la passion qui était leur quand ils vivaient le jour. En particulier, la célébration de l’amour dans les histoires de la région islamique a fini par attirer beaucoup de Ray’een al-Fen dans les affaires du troupeau. Les histoires d’amour entre des hommes et des esclaves féminines sont courantes, et les Ray’een al-Fen utilisent souvent leurs Disciplines et des moyens plus subtils pour recréer ces histoires dans la vie, et admirer la tragique beauté des contes qui se déroulent sous leurs yeux.



Surnom : Scribes



Apparence : Les Ray’een al-Fen Étreignent souvent pour l’apparence, et beaucoup sont d’une beauté incroyable. Tous les Ray’een al-Fen s’habillent de vêtements de la meilleure qualité. Les femmes poussent souvent l’interdiction de montrer son visage en public à ses limites, et l’ignorent totalement en privé.



Refuge et Proie : Les refuges des membres du bay’t sont toujours dans les plus beaux quartiers de la ville. Ils s’entourent d’œuvres d’art et engagent les meilleurs calligraphes pour décorer les murs de leur refuge de paroles du Qur’ân (et du Livre de Nod dans les parties privées). Certains Ray’een al-Fen se nourrissent des artistes dont ils suivent les oeuvres. d'autres choisissent de les laisser en paix pour créer, et se contentent des masses incultes.
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Re: Sian

Message par Sian le Mar 22 Avr 2008 - 1:33

Ce fut long... Mais voici l'histoire de Sian ^^
J'ai un peu manqué d'inspiration sur la fin, désolée ^^


Des fenêtres masquées par des volets de bois percés de multiples fentes… Des sons diffus, des odeurs envoûtantes… A peine un mirage furtif de ce que pouvait être l’extérieure. Et pourtant, reconstituant le puzzle de la vie au travers de ce kaléidoscope d’image, elle rêvait d’échapper à cette maison qu’elle ne connaissait que trop bien. Enfermée dans l’espace restreint de la demeure familiale depuis sa naissance, apprenant tout ce que son riche marchand de père souhaitait la voir maîtriser afin de pouvoir vendre à prix d’or celle qui représentait son seul trésor, elle avait grandit sans le moindre indice de ce que pouvait être le monde.

Aucun miroir dans ses appartements, elle ignorait jusqu’aux traits de son visage mais ses doigts fins et agiles cherchaient à s’en forger une idée bien qu’ils n’aient rien à quoi les comparer… Pas de sœur, pas de frère, pas de mère, celle-ci étant morte en couche… Pas d’amis ni de visite si ce n’était de brèves entrevues avec son géniteur et les passages de ses mentors… Ses professeurs venaient toujours à elle masqués et de nuit… Curieux êtres, tantôt secrets et tantôt volubiles… Ils lui contaient les beautés que recelait la ville : ses temples, ses peintures et calligraphies, ses sculptures et les délices des nuits d’Orient qu’elle ne pouvait savourer… Seule la femme lui apprenant les ondulations propres aux danses du pays s’était laissé aller à lui faire une révélation :


« Une nuit, jolie Sian, lorsque tu sauras tout ce que tu as à savoir… Une nuit, tu sortiras d’ici pour vivre sous la Lune… »

Elle s’était donc efforcée d’apprendre avec plus d’énergie et de volonté que jamais. L’éducation était son passe de sortie, soit… Elle devint une élève remarquable bien que seul son père et ses professeurs pussent le remarquer… Son domaine de prédilection devint l’expression corporelle, un hommage muet à celle qui lui avait laissé entrevoir cette échappatoire… Sa plus grande force devint sa volonté sans faille à réussir, motivée par toutes les discussions qu’elle surprenait, celles des badauds parlant à l’ombre de ses murs alors que le soleil brillait haut dans le ciel… Ils parlaient de beauté, de vie… Elle en gardait une en particulier en mémoire…

Un jour, elle s’était installée au pied d’une de ses « fenêtres » pour se servir le thé. Le soleil, filtrant au travers du canevas de bois des volets, illuminait son corps, à peine vêtu, de milles lucioles étincelantes. Deux hommes s’étaient arrêtés de l’autre côté du mur, et comme à son accoutumée, elle avait fermé les yeux pour imaginer leur monde… Ils avaient mentionné un certain Darshuf, homme vivant richement au milieu de splendeurs sans noms que beaucoup venaient admirer. Mais seuls de rares élus pouvaient les découvrir dans leur intégralité… Songeuse, la jeune Sian se demanda si elle aurait eut la joie de faire partie de ces « élus » s’il lui avait été donné de vivre au grand jour… Mais la promesse de la danseuse au corps aussi noir que le sien était doré suffisait à maintenir en elle l’espoir d’une liberté prochaine…


Et, une nuit, alors que la Lune de Syrie brillait haut et pleine dans le ciel, la danseuse s’était présenter pour leur leçon. Alors qu’elle présentait ses respects à la sombre Séfana, celle si lui saisit la main et ses prunelles sombres lui sourirent de derrière son voile. La femme l’envoya se vêtir de pied en cape, comme il seyait aux femmes de Damas, et la jeune fille s’exécuta avec célérité. Lorsqu’elle revint, elle vit son professeur remettre à son père une épaisse bourse contenant manifestement de l’argent. Elle s’approcha, baissant les yeux et attendant qu’on lui indique ce que l’on attendait d’elle lorsque la voix feutrée de la danseuse se fit entendre :

« Voici la somme habituelle… Nous continuerons de vous apporter votre dû tant que votre fille sera à nos côtés… »

Déclaration à laquelle son paternel n’avait pas répondu, acquiesçant simplement de la tête avant de tourner ses yeux de nuit dans ceux de sa fille. Etait-ce un adieu ? La jeune femme l’ignorait, mais les iris de son père brillaient davantage qu’à l’accoutumée. Il avait déposé sa main chaude sur son visage encore non masqué et avait murmuré :

« Tu es belle, ma fille… J’espère que tu trouveras en toi la force de me pardonner… »

Sian n’avait pas eu le temps de demander des explications que Séfena rabattait sa burka sur son visage et prenait sa main avec une force insoupçonnable pour un corps aussi délicat. Elle l’avait entrainé à travers les ruelles sombres, et pourtant pleines de vie, de Damas. Elle aurait voulu inspecter chaque détail, chaque grain de sable, chaque étoile dans le ciel, mais son guide l’en empêchait en lui imposant une marche rapide. Malgré son long enfermement, la jeune fille la suivait aisément. Les séances nocturnes de danse avaient fait de son corps un exemple d’endurance et de souplesse. Et enfin, elles arrivèrent devant une demeure splendide que Sian n’aurait pu imaginée, même dans ses rêves les plus fous…

« Te voici chez Darshuf, Sultan des Toreadors de Damas… Une nouvelle vie commence pour toi ce soir… »

Toreadors ? Que signifiait ce mot ? Darshuf ? L’homme dont elle avait entendu parler si longtemps auparavant qu’elle en avait perdu le décompte des saisons ? Encore une fois, elle voulu interroger, comprendre, apprendre… Mais Séfena l’entraina à l’intérieur et l’ancienne prisonnière d’une cage dorée en eu le souffle coupé. Ce Palais, car c’en était réellement un, était comme un rêve venu à la réalité. Tout ce qu’elle avait pu imaginer durant ses années d’isolement semblait magnifié en ces lieux. Où que se posent ses yeux, elle aurait pu passer des heures entières à se repaître d’autant de beauté et d’harmonie…

Mais le souffle de Sian se bloqua dans sa gorge devant la découverte suivante. Installé tel un prince sur de multiples coussins luxueux, entourée d’une nuée de jeune femme, à peine nubiles pour certaines, se tenait un homme à l’étrange prestance et à la beauté dangereuse et nonchalante tout à la fois. L’une de ses compagnes semblait pâmée dans ses bras alors qu’il lui dévorait la gorge de baiser sous les rires ravies des autres. Sian resta subjuguée par ce spectacle d’une sensualité à laquelle elle n’était point habituée jusqu’à ce que cet homme, qui ne pouvait être que Darshuf, releve le visage vers elle et passe sa langue sur ses lèvres rougie de sang.

Pétrifiée, la jeune Syrienne ne résista pas le moins du monde lorsque Séfena lui retira sa burka, dévoilant à tous son visage et son corps vêtue d’un léger accoutrement de danseuse. Le regard du maître des lieux brilla subitement d’un feu nouveau alors qu’il la détaillait tandis que Sian inspectait discrètement les horizons, découvrant une cour nombreuse et toute aussi captivée par le spectacle qu’elle semblait offrir… Seules les jeunes femmes sur les coussins ne semblaient pas heureuses de sa présence, paraissant même apeurées… La voix de Séfena s’éleva dans la haute salle et la nouvelle venue sursauta légèrement :

« Darshuf, voici un présent pour vous… Une perle pure et des plus fines qui à grandit à l’écart des souillures sous ma protection jusqu’au jour où elle serait prête à vous être présentée… Voici Sian… »

Quoi ? Elle ? Et présent ? La jeune femme était totalement désabusée… Séfena, celle qui lui avait permit d’espérer, l’avait trahie… La seule qu’elle n’ait jamais pu considérer comme une amie la livrait telle une simple tête de bétail à un homme dont elle ignorait tout si ce n’était qu’il savait s’entourer des plus délicates beautés… Sian adressa un regard meurtrier à la splendide femme noire dont elle découvrait les traits pour la première fois et celle-ci ce mit à rire à gorge déployée, bientôt imitée par l’ensemble des présents à l’exception du Sultan et d’un autre homme qui se tenait à ses côtés et qu’elle n’avait pas remarqué au préalable.

« Danse… ! »

Un seul mot prononcé de la voix de velours de la Vampire et Sian ne pu qu’exécuter son ordre alors qu’une musique lancinante s’élevait, que les rires amusés mourraient un à un et qu’un silence attentif et emprunt de tension se faisait. La jeune humaine laissa son corps épouser chaque inflexion langoureuse des instruments orientaux. Perdue dans une sorte de demi-coma, l’esprit loin de cette curieuse scène, elle capta une image mouvante sur le mur opposé… L’espace d’un instant, elle s’interrogea avant de comprendre qu’il s’agissait d’elle-même, de son reflet dans le premier miroir qu’elle rencontrait de sa vie… Sans cesser de danser, elle se découvrait…

Une silhouette délicate, gracieusement équilibrée se déplaçant avec tant de souplesse et d’énergie qu’elle semblait habitée la pièce de sa seule présence, transformant les sublimes ornementations du Palais en un écrin parfait à sa beauté. Ses membres étaient d’une finesse gracile, sa poitrine et sa taille émouvante, sa peau semblait recouverte d’un voile d’or satiné, l’épaisse cascade de ses cheveux, couleur de la nuit la plus sombre, accompagnait ses gestes avec la fluidité d’un songe ténébreux. Son visage, elle ne le discernait pas encore dans ses moindres détails… Mais ses doux yeux fardés aux iris clairs l’avait transpercée comme lisant jusqu’au tréfonds de son âme… Premier contact avec elle-même… Instant d’une trouble poésie, récitée en pas de danse plutôt qu’en vers…

Puis, la musique s’éteignit et sur un geste de Darshuf, Séfena lui reprit la main et la guida comme une poupée désarticulée et proche de l’inconscience vers une chambre au luxe raffiné dans laquelle elle se réveilla après plusieurs heures d’un sommeil obscurcit par l’image de ce jeune homme au charme dangereux et aux lèvres rougie de sang. Au cours des semaines qui suivirent, elle reçu de nombreuses visites de Séfena qui venait lui expliquer, avec une patience infinie, l’existence qui allait être sienne, ce que l’on attendait d’elle. A la nuit tombée, elle l’emmenait marcher de longues heures dans Damas et enfin, la jeune femme se sentait vivre, trouvant enfin le temps de s’extasier sur la beauté du monde…

Le Sultan venait également la voir régulièrement… Il la dévêtait avec une lenteur torturante, caressait son corps avec délectation, la regardait danser durant de longues heures sans jamais sembler s’en ennuyer. Mais lorsqu’une nuit elle s’effondra de fatigue dans les bras du jeune homme, elle su que l’instant de sa mort était arrivé… Ou plutôt, celui de sa renaissance… Elle ne l’avait pas choisi, ne le souhaitait pas… Mais elle avait trop longtemps vécu recluse pour refuser le baiser immortel du Vampire qui avait allumé un brasier dans son corps sans jamais l’éteindre ni l’étreindre jusqu’à ce soir là… Elle n’en voulait pas à son père de l’avoir vendue car Séfena lui avait longuement fait part de toutes les portes qu’allait lui ouvrir sa nouvelle condition… Et après tout, si elle en venait à ne plus supporter cette non-vie… Il lui resterait le soleil…

Les lèvres de Darshuf se posèrent sur la chair chaude et veloutée de son cou et Sian connu une vive douleur alors que ses crocs la perçaient. Mais bien vite, cette sensation s’effaça pour laisser place à une envolée totale des sens. Les mains du Vampire parcouraient son corps avec plus de fougue que jamais et son cœur battait à un rythme endiablé… Jusqu’à ce que lentement, il vienne ralentir jusqu’à ne plus murmurer qu’une douce musique de sourdine… Le Vampire se sépara d’elle, lui sourit avec tendresse et possessivité, avant de venir poser sa bouche sur la sienne pour l’abreuver de son propre fluide vitale.

Un moment dégouttée par ce liquide chaud et métallique qu’il lui offrait, elle en vint bien vite à s’en gorger comme s’il représentait sa vie même. Vie qu’il venait d’ailleurs de lui dérober… Elle finit par sombrer de nouveau dans l’univers ouaté de ses rêveries, y passant surement sa première journée, avant de se réveiller au crépuscule, dans les bras de son « père », avide de cette nouvelle source de force et de puissance. Déjà éveillé depuis quelques temps, le jeune homme l’aida à s’habiller avant de l’emmener en ville afin qu’elle puisse « chasser » et se sustenter. Il la touchait comme s’il craignait de la briser à chaque effleurement, et surement en aurait-il eu la capacité, mais la jeune femme se sentait habitée d’une vitalité suffisante pour traverser la terre de part en part…

Le choix de Sian se porta sur un jeune Maure qui passait par là. Il ne devait pas avoir plus d’une vingtaine d’année, à peine plus jeune qu’elle ne l’était, et rayonnait d’une beauté et d’une vigueur qui attirèrent la nouvelle enfant de la nuit plus surement que la flamme le papillon… Elle l’aborda et prit son bras, parlant avec lui de la beauté de la nuit, l’envoutant de belles paroles et de doux regards… Parvenus dans une rue presque déserte, son jeune compagnon se permit quelques privautés qu’elle lui rendit avec une féline sensualité, avant de venir percer sa gorge sans jamais cesser de le caresser, le tuant avec toute la tendresse de l’amante que sa vie ne lui avait jamais permis d’être… Savourant la jouissance de sentir le sang, aux parfums capiteux et captivant, couler dans sa gorge et venir animer chaque parcelle de son être.

Se reculant après quelques minutes, elle contempla le doux visage serein du cadavre sur lequel s’attardait un sourire d’extase. Réalisant son geste, qui lui avait pourtant semblé si naturel et bon un instant auparavant, elle versa une larme sur la mort du jeune homme dont elle ignorait le nom, ne sachant même pas s’il manquerait à quelqu’un… Se tournant vers le Sultan, son père, elle le supplia de lui apprendre à se nourrir sans tuer, lui faisant pour la première fois entendre sa voix à la pureté cristalline. Emu de cette nouvelle perfection chez sa douce infante, il acquiesça et la ramena au Palais où nuit après nuit il lui inculqua les règles et devoirs qui seraient désormais siens jusqu’à la nuit des temps…
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prélude deuxième partie

Message par Osiris le Mar 22 Avr 2008 - 14:13

bonjour sian,

bravo pour ton texte. et pour toutes les références que tu y as apporté, et pour la fluidité de ton écriture.

voici la suite de ton prélude. je te donne quelques indications, elles seront importantes pour la suite. lorsque le prélude sera terminé, nous passerons à l'aspect technique du jeu où je te présenterais ta fiche de personnage en fonction de ton prélude.

bonne chance






Que penses-tu des mortels 1 La réponse du joueur à cette question est déterminée, jusqu’à un certain point par la Voie de son personnage. Les humains sont-ils des proies ? Veut-il se venger d’eux ou sont-ce simplement des êtres inférieurs, des instruments utiles ou, au mieux, des animaux capables ? Les Caïnites du Moyen Âge ont peu d’opportunités d’interagir avec les mortels, il faut donc réfléchir soigneusement à cette question.

Une scène qui illustre bien cette question est celle d’un repas, peut-être même du premier du vampire. Traque-t-il sa proie pour savourer sa peur ou frappe-t-il rapidement et proprement, pour minimiser les souffrances de sa victime ? La victime demeure-t-elle vivante ou estelle asséchée jusqu’à la mort ?

Indications : contrairement aux autres clans, les toréadors ont tendance à interagir intenséments avec les humains. Ils les cotoient sans relâche soit parce qu’ils les estiment, soit parce qu’ils les aident, soit parce qu’ils trouvent en eux ce que les vampires ont perdu, soit parce qu’ils leur rappellent leurs origines mortelles.
De ce fait, les vampires du clan toréador ont des facilités à se faire passer pour « humains », et sont à l’aise au milieu des foules et des courtisans. Beaucoup de toréadors se méfient des vampires qui s’écartent des humains. Cela signifie pour eux que ces vampires ce sont laissés envahir par la bête et qu’ils sombrent nuit après nuit dans le néant de leur tyrannie : leur bête intérieure.


Comment te perçois-tu ? Demandez au joueur si son personnage se voit comme un monstre. Quelles que soient la manière dont s’est produite l’Étreinte et la Voie qu’il a choisie, la nuit où il est mort l’a changé à jamais. Il n’est plus un être vivant, mais un cadavre animé, impérissable et (physiquement) incorruptible tant qu’il boit le sang des vivants. Ou at-il ressenti la main de Dieu le charger d’une mission sacrée ?

Une scène adéquate pour cela est celle où le personnage choisit une Voie ou connaît une épiphanie. Vous devriez demander au joueur d’expliquer pourquoi le personnage a choisi telles croyances. Si vous ne voulez pas utiliser la Voie du personnage, tentez une scène où le personnage doit faire un choix qui révèle quelque chose sur lui, comme de permettre à un innocent d’échapper à un terrible destin, ou non.

Indications : Sian a suivit la voie du pêché.

Voici la description de cette voie :
La Voie du Péché

Via Peccati


Puisque les caïnites sont maudits, alors autant profiter de ses pouvoirs et laisser libre cours à ses désirs et à ses tentations. Ils ne laissent pas pour
autant s'exprimer librement les instincts de leur Bête, préférant la canaliser et contrôler son expression et ses besoins.

Les Pécheurs mènent leur vie en cherchant à satisfaire leurs envies, la plupart du temps de manière égoïste et suivant leur propre volonté. Contrairement
à ce que l'on peut croire, ils ne servent pas forcément le Diable. Celui-ci s'intéresse plutôt aux âmes des mortels qui, elles, ne lui appartiennent pas
encore.

Certains adeptes se plongent dans toutes sortes de plaisirs, parfois au mépris des vies mortelles, ils vont jusqu'au bout de leurs fantasmes et de leurs
désirs. Ils n'ont rien à perdre, leur âme étant perdue depuis leur Etreinte. Le seul véritable péché est en réalité de ne pas céder à ses tentations.

Nourrir sa Bête en se livrant à toutes sortes de plaisirs permet de la repousser, de la contrôler. Ainsi certains s'adonnent à des plaisirs raffinés (parmi
les clans nobles par exemple), d'autres à des pratiques plus sauvages et brutales.

Sobriquet
Pécheurs
Initiation
S'engager sur la Voie du Péché, c'est apprendre à se libérer de la morale, de toute limite, et céder à ses désirs, ne plus refouler ses envies.
Organisation
Il n'y a pas vraiment d'organisation ni de hiérarchie, mais les prêtres inspirent tout de même le respect chez les adeptes.



Où se situe ton domaine ? Tous les Caïnites veulent un domaine, un territoire propre, pour y établir leur refuge et chasser. Le personnage a-t-il un domaine ? Pourquoi, ou pourquoi non ? Est-il en fuite, parcourt-il la Terre, en quête d’un lieu où s’installer ?

Si le personnage a un domaine, vous devriez aider le joueur à décrire comment il l’a eu et lui donner des indications quant aux responsabilités qui vont de pair, de la présence à la cour aux intrus à chasser. Une scène dans laquelle le personnage accueille un visiteur ou éconduit un intrus peut donner une certaine importance au domaine.

Indications : fidèles à leurs convictions intimes, les vampires du clan toréadors choisissent les refuges les plus somptueux, que ce soient des quartiers de vizirs dans des palais, des villas romaines richements décorées, des harems, des universités disposant de galeries d’arts.

Qu’est-ce qui te motive ? C’est la question fondamentale. L’éternité est longue.... Comment le personnage prévoit-il d’occuper ses années l Sera-t-il consumé par une faim de pouvoir ou cherche-t-il le Golconde ? L’amour de Dieu ou de l’art le consume-t-il ou cherche-t-il à corrompre tout ce qu’il touche I

Une scène possible est celle dans laquelle le personnage réalise ou décide quel est le but de son existence. Il peut s’agir d’une chose aussi simple que d’entrer dans les ordres ou aussi complexe qu’un débat philosophique qui mène à l’instant de révélation qui décide de la destinée du personnage. La seule chose est d’en faire une scène puissante, dont le joueur se souviendra bien.

Indications : ce qui peut te mettre sur la voie est le rapport de sian avec son père. Comment réagit-elle devant l’opulence de Darshuf ? que pense t’elle lorsque les autres femmes de la cour lui révèlent qu’elles étaient aussi de leur temps les favorites du sultant et qu’elles sont maintenant reléguées au second rang ? Et que lorsque Darshuf en aura trouvée une autre, sian ira rejoindre le rang de celles dont la gloire est révolue ?

Et quel rapport garde sian avec séfna, sa somptueuse maîtresse vampire ? celle qui lui a tout apprit ? et celle qui l’a vendu à Darshuf ? es-ce que sian est si comblée de bienfaits qu’elle éprouve de la reconnaissance envers la danseuse noire ou bien se sent-elle si outrée que des idées de vengeances envahissent son esprit ?

Si je comprends bien , séfna apporte au sultan vampire de damas de nouvelles sources de plaisir et de distractions. De ce fait, elle n’apparaît à la cour qu’en de rares occasions, au moment d’apporter à son sultan le « présent ». en fonction de la beauté de la nouvelle venue et de son talent, Darshuf retrouve durant quelques temps une passion perdue. Mais la mélancolie le regagne vite et il sombre dans les pratiques les plus odieuses afin de compenser le néant qui le ronge. Il en vient même à organiser des orgies de sang durant la fête du jeune et à passer des nuits entières à regarder sian danser avec une délectation malsaine.
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Re: Sian

Message par Sian le Mar 29 Avr 2008 - 15:51

Perception des humains :

Sian perçoit les Humains comme des objets d’émerveillement constant. Il faut dire que de son entière vie, elle n’a côtoyé que son père qui en soit réellement un, si « côtoyer » est un terme qui puisse s’appliquer dans une relation quasi inexistante. Le son des battements de leur cœur, la chaleur qu’ils dégagent, leur existence si courte et pourtant si riche en expérience sont autant de chose qui attirent la Vampire qui n’a pas eu l’occasion de s’essayer à cette vie. La vie est une œuvre d’art en elle-même pour Sian, et en bonne Toréador qu’elle est, elle respecte et aime passionnément l’art. Elle n’apprécie pas de tuer et le fait le moins possible, se contentant la plupart du temps de quelques gorgées de sang volées à l’un des donneurs consentant de Darshuf ou bien à une homme ou une femme charmé et envoûté dans la rue. A moins d’en recevoir l’ordre direct, ou de ne pas parvenir à maîtriser ses pulsions, elle ne fera pas volontairement de mal à un être humain, préférant le séduire afin de parvenir à ses fins sans verser « plus de sang que nécessaire ».

Comment se perçoit-elle :

Sian a tout d’abord été horrifiée par ce qu’elle a découvert dans le Palais du Sultan, mais elle a rapidement fini par comprendre que devenir l’une des leurs lui offrirait enfin la liberté qu’elle avait tellement désirée durant ses années de séquestration. Regrettant tout de même souvent la lumière du jour, elle apprécie sa condition qui lui offre une quasi immortalité pour s’émerveiller de toutes les beautés que recèle le monde ainsi que pour apprendre. Etre Vampire et devoir se nourrir de la vie d’autrui ne lui pose pas particulièrement de problème d’ordre moral étant donné qu’elle se réserve le privilège de ne pas tuer à moins que sa victime ne lui paraisse le mériter… Elle ne se considère pas comme mauvaise et est parfaitement à son aise dans sa position d’enfant de la nuit. Car après tout, où est le mal à se faire du bien ?

Domaine :

Sian ne possède aucun domaine en propre. Depuis son départ de la maison de son père, elle habite une superbe chambre perdue dans le Palais de Darshuf qui souhaite l’avoir en permanence à proximité, se raccrochant à sa favorite comme à une porte sur la vie qu’elle semble dévorée à pleine dents, s’extasiant de sa beauté et de sa fougue autant que de sa volonté d’apprendre et d’exceller dans tous les domaines qui lui sont proposés. Mais malgré sa position de « petit trésors du Sultan », elle cherche encore ses marques dans la culture vampirique, si bien qu’elle ne s’expose qu’à la demande de son père et tache de donner l’image d’une jolie potiche même si la majeur partie des habitant du Palais savent que son intelligence est des plus aiguisée, bien qu’encore parfois candide.

Concernant ses rapports avec Sefena et Darshuf :
Sefena : Déjà, je vais modifier son nom ^^ Il semblerait que Tjay ait utilisé le même prénom dans son histoire ^^
Elle a effectivement tout apprit à Sian lorsque celle-ci était encore humaine et n’a pas cessé son enseignement après l’arrivé de la jeune fille au Palais de Darshuf et après son étreinte, bien que le Sultan est également beaucoup apprit à la nouvelle Vampire. Elle n’est pas réellement une pourvoyeuse en futur Vampire, mais à perçu le potentiel de Sian des son enfance et à décidé d’en faire le joyau de Darshuf. Elle vit aux alentours du Palais et entretient une relation entre amitié et Maître-Elève avec Sian.

Darshuf : Subjugué par la jeune Sian, il n’a pas résisté bien longtemps avant de l’étreindre et d’en faire l’une des leurs. Il ne la considère pas vraiment comme une favorite mais plutôt comme son enfant dont pour laquelle il souhaite le meilleur et dont il est fière même si les étreinte et le sang ne sont pas exclus de leur relation. Il est bien loin de lui passer tous ses caprices, mais Sian n’en fait de toute façon qu’extrêmement rarement. Lui-même considère son infante comme son œuvre d’art, bien qu’il la partage avec Sefena.

Voilà… Désolée, je n’avais pas le courage d’en faire des mini-RP… J’espère que ce sera suffisant ^^ En cas de besoin j'ajouterais des précisions ^^
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disciplines et atouts

Message par Osiris le Mer 30 Avr 2008 - 9:54

Sian,

Ton prélude est excellent, une trame commence à se dessiner autour de ton personnage alors qu’il prend vie au milieu de deux créatures imbues d’elles-mêmes : darshuf le sultan vampire de Damas et Séfena une belle danseuse noire dont les motivations restent encore incertaines.

Ton écriture est superbe, d’une grande fluidité et nous immerge complètement dans ton rrécit et tes descriptions.

il n'y a pas de soucis pour ne pas avoir présenté la deuxième partie de ton prélude sous forme de mini-RP, l'essentiel est d'avoir les informations nécessaires à la suite. et le contenu y est.


Poursuivons…

Le prélude permet de définir les points essentiels de ton personnage : son clan, ses tendances morales, sa relation avec son père, les rapports qu’il a avec les mortels, comment il perçoit sa nature damnée, et de quelle manière il arpente les ruelles obscures de la ville (en l’occurrence de Damas).

J’ai ainsi de nombreuses données sur ton personnage Sian, mais il te reste à effectuer quelques choix.

le jeu de rôle vampire est constitué d'un ensemble de règles simples. le personnages dispose de traits physiques, sociaux et mentaux ainsi que de talents, de compétences et de connaissances relatifs à sa vie mortelle.

depuis qu'elle est devenue vampire, Sian dispose en plus de disciplines qui lui confèrent de grands pouvoirs . nous allons commencer par ces disciplines.
Les toréadors disposent de 3 disciplines de clan. je t'envoie en MP les descriptions de ces disciplines afin qu'elles restent confidentielles.. les voici :

-auspex
-présence
-célérité

tu dois me dire dans quel ordre de priorité tu veux ces pouvoirs. le premier sera ton pouvoir le plus puissant, le troisième le moins puissant.
les vampires peuvent aussi avoir des atouts et des défauts qui leur donneront des avantages (ou des désavantages) certains.
ce système d'atouts et défauts encourage les joueurs à travailler le passé et la personnalité de leur vampire plus en profondeur, leur donnant des capacités
et inconvénients uniques.

les atouts et défauts peuvent être physiques, mentaux, sociaux ou surnaturels. dis-moi si tu désires que ton personnage en ait, si tu veux des atouts/handicaps physiques, mentaux, sociaux ou surnaturels, combien tu en veux à peu près (mais ce nb peut changer), je te dirais par MP lesquels ont été sélectionnés pour toi. tu ne choisit pas si ton personnage gagne un atout ou un défaut, cela est tiré aléatoirement dans une tabme.

en fonction de ces disciplines, de ces atouts et handicaps et de ton prélude, ta fiche de personnage sera presque complète.

bonne chance

osiris
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Re: Sian

Message par Sian le Jeu 1 Mai 2008 - 1:40

Ouki ^^

Donc, suivant les informations que tu m'as donné, je vais prendre:

1- Auspex
2- Présence
3- Célérité

Concernant les atouts/défauts, j'en prendrais un dans chaque catégorie, c'est à dire:

1 physique
1 social
1 mental
1 surnaturel

Et toc ^^
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fiche de personnage

Message par Osiris le Ven 2 Mai 2008 - 19:51

Sian,

Voici ta fiche de personnage au complet. Ce sont des données techniques, mais je pense que les intitulés sont compréhensibles (force, intelligence, expression, etc)…

Je t’ai envoyé en mp la description de tes disciplines et de tes atouts et défauts. Je te recommande de les garder secrets, du moins tant que tu n’auras pas à les utiliser.

Je me tiens à ta disposition pour toute question.
Il est à noter que les scores indiqués vont entre 1 et 5 (1 étant un score très faible comme ta force, 5 étant une caractéristique très forte comme ta perception)
Lorsque tu tenteras une action, ce sera un regroupement d’un trait (physique, social ou mental) et d’une capacité (talent, compétence ou connaissance). Plus tu auras un score élevé dans ce regroupement de dés, et plus les résultats seront sensationnels.

Tu trouveras la description des talents, compétences et connaissances dans la rubrique « règles du jeu ». s’il y a quoi que ce soit (des points à modifier, des zones d’ombres, etc) n’hésite pas à menvoyer un mp.

Je te souhaite une bonne lecture.

Osiris



Nom : Sian
Clan : toréador (Ray’een al-Fen)
Concept : danseuse de la nuit
Génération : 7
Père Darshuf, sultan vampire de Damas (toréador 6ème génération)
Chronique : le chant du désert


Physique
Force 1 Dextérité 4 Vigueur 1

Social
Charisme 4 Manipulation 3 Apparence 4

Mental
Perception 5 Intelligence 2 Astuce 1


Talents

*Vigilance 2
*Empathie 5 (perceptions extra-sensorielles)
*Expression 3
*Intimidation 2
*Subterfuge 2


Compétences

*Étiquette 4
*Représentation 5 (danse orientale)


Connaissances

*Érudition 1
*Investigation 1
*Occulte 3


Disciplines

*auspex 6
*présence 3
*célérité 1


istoriques

*Mentor 3 (Darshuf : Un Caïnite influent et bien introduit dans la région.)
*domaine 1 (le quartier des femmes de Darshuf dans la citadelle du sultan al-Adil de Damas)
*génération 5 (7ème génération. Réserve de sang de 20, peut dépenser 4 points de sang par tour, niveau maximal de Trait : 6.)
*ressources 4 (Les musiciens et poètes parlent de la richesse de vos vêtements, de la santé de votre cheptel et de la beauté de votre demeure. Vous êtes plus riche que plusieurs autorités locales (et devez traiter de temps à autre avec leur jalousie).)
*statut 1 (vous êtes considéré comme un nouveau-né exemplaire )
*troupeau 3 (une vingtaine de fidèles et domestiques mortelles du quartier des femmes de Darshuf sur lesquelles vous pouvez vous nourrir)


Vertus

*Conviction 4
*Instinct 4
*Courage 2

Autres traits

Atouts/défauts
*teint frais
*sélectivité
*ennemies
*inaliénabilité

Voie du pêché 6

Volonté 5
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Re: Sian

Message par Sian le Dim 4 Mai 2008 - 1:30

Tout me convient Monsieur le grand chef ^^
(Juste les petites précisions que j'ai demandé par MP ^^)
Prête pour le début des hostilités ^^ :gourdin:

Ps: Fenris, ça manque de Vampires dans les Smileys ^^


Edit par Fenris: trouve moi en et je me ferrai un plaisir de les rajouter Smile
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Mannal

Message par Osiris le Lun 5 Mai 2008 - 3:08

La citadelle

Cette grande structure rectangulaire est intégrée aux murs de la ville. Elle mesure 220 m sur 150 m et possède douze tours. Quatre tours flanquent les bâtiments côté sud et les autres sont réparties à intervalles réguliers le long du périmètre de la structure. La forteresse est bien défendue. Elle possède une bonne maçonnerie avec des murs épais et des mâchicoulis sur les fortifications des tours et des parapets. Elle a également subi de nombreuses rénovations depuis sa construction par les Romains. Actuellement, elle subi encore de grandes améliorations à ses fortifications par suite des rumeurs qui courent sur une nouvelle croisade qui se prépare dans les royaumes latins.

La citadelle est le cœur militaire de Damas. Elle possède une garnison d’esclaves-soldats et des bureaux de l’armée, ainsi que des appartements pour le sultan. C’est bien entendu la partie la mieux défendue de la ville et le refuge récent de Darshuf, le sultan caïnite. Comme de nombreux Ray’een al-Fen, ce dernier avait élu domicile dans une madrasa (école de lois et de religion) , mais sa paranoïa croissante l’a poussé à se retrancher dans la citadelle. Il apparaît à l’occasion pour présider des réunions, mais la plupart du temps, il dirige à travers son vizir Barqat .


Alors que tu erres avec ton cortège de compagnes, de serviteurs et d’esclaves soldats à travers les larges corridors de la citadelle d’ al-Adil, te délectant des rires, des louanges et des mélodies de flûtes et de harpes suivants tes pas, tes sens te signalent une présence au détour du corridor menant à tes appartements. les dalles marbrées du corridor sont recouvertes de pétales de roses annonçant le passage d’une des princesses de la cour. Alors que tu porte ton attention sur cette bifurcation, une silhouette désinvolte en sort : il s’agit d’une danseuse voilée, aux habits chatoyants, aux mouvements souples et gracieux, tourbillonnant avec une grande vélocité dans ta direction, passant à travers ton banc de serviteurs sans que ceux-ci puissent réagir.

La danseuse s’arrête devant toi et te fixe de ses grands yeux noirs. Elle cligne plusieurs fois des yeux, semble te sourire derrière son voile puis te prend doucement la main comme pour t’inviter à la suivre…
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Re: Sian

Message par Sian le Lun 12 Mai 2008 - 13:29

La citadelle de Damas… Cœur du pouvoir militaire et politique de la grande ville où elle avait vu le jour… Pendant de longues années, Sian avait tenté de s’en créer une image à partir des bribes de conversations qu’elle surprenait, au petit bonheur, ainsi qu’à travers ses trop rares échanges avec ses professeurs et son père. Comme elle lui avait semblée inaccessible, cette forteresse… Jusqu’au jour où on était venu la tirer de sa retraite solitaire pour la mener précisément en ce lieu, symbole de puissance… Et depuis quelques temps maintenant, elle la parcourait en long en large et en travers, s’émerveillant des trésors d’art que son mentor, Darshuf, y avait fait installer afin de voiler le fait que la bâtisse avait été construite comme une place forte et non comme un palais d’agrément. Le résultat de cette « touche Ray’een al-Fen », apportée par le Sultan, en faisait un agréable mélange de force et de beauté propre à subjuguer ses visiteurs, du plus humble au plus puissant.

Encore, cette nuit là, la jeune Caïnite en arpentait les méandreux couloirs en compagnie de sa cour personnelle, formée de quelques humains issus de différentes classes. Suivantes, serviteurs et gardes pour assurer sa sécurité. Ce qui était risible dans la mesure ou elle-même pouvait venir à bout du plus fort de ses êtres fragiles en une demi-seconde ou en un battement de cils… Mais Sian appréciait la présence chaleureuse de ceux qui, dans une autre vie maintenant lointaine et presque oubliée, avaient été ses frères et sœurs… Ses semblables. L’assemblage de ces êtres semblait bigarré, mais une qualité les réunissaient tous : un physique absolument irréprochable, souvent doublé d’un esprit suffisamment affiné pour réciter poèmes et aubades à celle qui les dépassait tous en charisme et en magnificence et menait leur cortège, le visage à découvert comme l’impudique Jézabel.

La jeune femme conduisait sa troupe riante et joyeuse en direction de ses appartements, où elle se préparerait pour paraître devant le Sultan, lorsqu’elle remarqua au sol la présence de délicats pétales de rose, embaumant l’espace d’un doux parfum enjôleur et envoûtant. L’une des « Princesses » de la cour était récemment passée ici et cela intrigua Sian. Les anciennes favorites de Darshuf ne la portaient pas dans leurs cœurs jaloux et rares étaient celles qui venaient s’aventurer si prêt de chez elle. Elle haussa un sourcil délicat et amusé, qui passa inaperçu au sein de son entourage, alors que ses propres sens surdéveloppés lui indiquaient la présence d’une de ses semblables à proximité… Ses yeux pâles balayèrent l’espace et se fixèrent avec une attention accrue sur un croisement d’où jaillie une délicate silhouette à peine un instant plus tard.

La nouvelle venue, car il s’agissait bel et bien d’une Caïnite comme elle l’avait pressenti, se coula dans les rangs de ses compagnons avec une grâce féline avant de se figer devant Sian. Son regard sombre lui souriait sous son voile et la jeune femme sourit en retour à Mannal… Une des rares représentantes féminines de son clan qui ne lui était pas hostile… Sa douce main trouva celle de la favorite et ses longs doigts agiles s’enroulèrent autours des siens en une prière muette, l’invitant à la suivre à l’abri des oreilles indiscrètes… Sian lui aurait volontiers proposé de l’accompagner dans ses quartiers, mais la présence des serviteurs rendrait toute discussion privée impossible… Malgré leur dévotion envers la jeune Vampire, ils seraient dans l’incapacité de taire ses secrets si l’un de ses semblables usait de ses dons de persuasion sur eux…

Examinant rapidement la situation, Sian fini par donner congé à sa suite, l’invitant à vaquer à ses occupations et chargeant quelques femmes de lui préparer un bain et des vêtements adéquats pour la soirée à venir. Elle-même s’esquiva en compagnie de Mannal, usant de la célérité que leur offrait leur race de façon à laisser les gardes sur place. En cas de besoin, les remparts où elles se dirigèrent en étaient garnit en permanence. Il leur suffirait d’appeler pour aussitôt avoir une petite armée à leur commandement. Arrivées à l’extérieure, les deux femmes observèrent la ville de Damas depuis les hauteurs protégées de la Citadelle. La nuit était suffisamment claire pour qu’elles puissent voir venir un visiteur de loin et les gardes étaient bien visibles mais à distance respectable, leur procurant l’intimité nécessaire à leur discussion.

Un silence s’installa entre les deux Caïnites. Un silence paisible et amical alors que leur attention se portait sur le murmure du vent ainsi que sur celui de la ville et des nombreuses voix des noctambules. Elles goutèrent ainsi les délices de la nuit pendant quelques instants avant que la voix veloutée de celle qui était, en quelque sorte, une sœur pour Sian ne se fasse entendre. En effet, sa compagne avait, elle aussi, été étreinte par le Sultan de Damas longtemps avant Sian… Et si elle avait plus ou moins prit le rôle de concubine de Darshuf, Mannal était davantage comme une fille pour le dirigeant des Toréadors. Le fait qu’elle ne considère pas Sian comme une rivale pour l’affection du Sultan venait surement de là. Le lien qu’il entretenait avec Mannal était tendre, contrairement à la passion parfois sauvage qui crépitait entre lui et sa favorite.

Longuement, la danseuse voilée lui parla de la vie à la cour de Darshuf, complimentant les talents de son amie qui elle-même lui rendait éloge pour éloge en retour car elle en méritait également de nombreuses. Puis la conversation dévia sur l’animosité non voilée que lui témoignaient les précédentes conquêtes du Sultan… Mannal la remit en garde contre leurs manières sournoises de vipère, sachant pourtant bien que Sian avait apprit à toujours garder l’œil ouvert sur ses rivales avec l’aide de Sefena qui lui avait enseigné comment utiliser ses dons de Caïnite avec l’aide de Darshuf. La jeune femme n’était pas une proie facile, et tous savait le sort qui serait réservé à celui ou celle qui oserait lever la main sur elle… S’ils avaient la bêtise de se faire prendre bien sur… Mais nombreuses étaient celles qui tentaient tout de même l’aventure. Sian acquiesça gravement et lui recommanda la même prudence, leur complicité était de notoriété publique à la Citadelle et une telle proximité pourrait nuire à Mannal. Celle-ci laissa éclater un doux rire, déclarant qu’elle-même ne les craignait pas et lui adressant un clin d’œil mutin.

Toute deux prirent une expression plus sérieuse alors qu’elles abordaient le sujet de l’ambiance malsaine qui semblait vouloir s’installer au Palais. D’après Mannal, ce changement était du à la présence du grand vizir Annazir, ce qui étonna Sian. Certes, le Vampire était sorti de nulle part et restait bien souvent dans l’ombre, mais le peu de fois où elle l’avait croisé il lui avait semblé cultivé et aussi « droit » que l’un de leur frère pouvait être. Son œuvre pour l’art était visible partout dans la ville, qui semblait dorénavant porter « sa marque »… Là était peut-être une part du problème, Darshuf sombrait dans les miasmes de la décadence alors qu’Annazir gagnait de plus en plus l’opinion publique… Tout cela intriguait la jeune Caïnite que ce genre d’intrigue de pouvoir déstabilisait encore bien souvent. Elle secoua doucement la tête, laissant voler au vent ses cheveux de nuit, avant de répondre :


« Je ne sais que penser d’Annazir et de sa part de responsabilités dans cette déchéance qui semble gagner le Palais. Jusque là, je n’ai rien à lui reprocher… Sa conduite semble irréprochable en tout point… Cependant, je te promets de faire davantage attention à ces faits et gestes. N’hésite pas à me contacter de nouveau si tu apprends quelque chose d’utile… Quelqu’un doit redorer l’honneur et le prestige des Ray’een al-Fen et il semblerait que nous soyons, pour le moment, les seules disposées à y prêter attention… Fait attention à toi et protège tes arrières… »

La Vampire la quitta en lui faisant promettre d’en faire de même et disparue en un clin d’œil, la laissant seule sur le mur d’enceinte… Seule ou presque, les gardes étaient là, protecteur silencieux et respectueux de sa solitude. Sian s’assit sur une marche, le visage entre deux créneaux des remparts, les yeux perdus dans le vague et la crinière baignée de vent nocturne. Bientôt, elle serait contrainte de rejoindre ses appartements, mais pour le moment, elle s’octroyait le luxe de laisser ses pensées s’égarer un instant sur les préoccupations dont lui avait fait part son amie. Annazir était-il réellement en cause ? Cela intriguait la jeune femme qui se promit d’être plus attentive au conseiller de son « père ».
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Re: Sian

Message par Osiris le Lun 12 Mai 2008 - 15:58

« la fraîcheur de la nuit est-elle à votre aise, princesse ? »



sian se retourne soudain vers celui qui se tenait juste derrière elle alors qu’elle restait assise sur le toit de la citadelle à contempler les minuscules lumières de Damas. Là, se tenait un homme mince et élégant au sourire bienveillant. Sa tête est surmontée d’un turban ocre incrusté de joyaux. Tout son corps est recouvert d’un manteaux surmontant une djelaba de velours miel et noir parée de gemmes scintillantes et de pierres précieuses. Une courte cape grise fourée de vison lui masque les épaules et la moitié du dos. Malgré la chaleur étouffante, annazir s’est vêtu comme en pleine hiver. Ce qui parait le plus remarquable chez lui c’est sa confiance. Une confiance qu’il a dû acquérir après des siècles d’existence . son ancienneté est confirmée par son regard empli de bonté et de sagesse d’où coule une connaissance hors des atteintes de l’âge.




« je vous prie de bien vouloir excuser mon irruption brutale, princesse Sian. Je désirais simplement m’entretenir avec vous. Auriez-vous l’extrême amabilité de m’accorder une promenade au clair de lune dans les frais jardins d’al-akbal (les jardins de la citadelle)? »



de sonsourire charmeur, de sa présence envoûtante, il te tend son bras sur lequel tu peux te tenir comme à la mode chevaleresque chrétienne. étrangement, tu te sens rassurée à ses côtés, et c’est sans réfléchir que tu te tiens à son bras, tandis que vous marchez paisiblement sur les remparts de la citadelle, puis que vous descendez les escaliers, pour enfin parvenir aux doux sentiers frais et pavés du splendide jardin aux fontaines.





Après une longue promenade, agrémentée par des rires enfantins et des compliments courtois, annazir change de sujet :



« vous n’êtes pas sans savoir, belle princesse, que demain aura lieu la cérémonie de présentation des nouveaux membres de la cour. Le sultan vous demandera certainement de danser devant toute l’assemblée. Je ne serais pas ici, avec vous, si je n’avais prévu de sombres présages à votre égard. Je tiens à préserver votre sourire et votre teint frais de toutes morsures venimeuses.mais cette fois-ci, je ne pourrais pas faire grand-chose… »



Il commence à caresser ton épaule, défaisant un à un les minces protection qui recouvrent ton corps, de l’écharpe aux longues robes, des madras aux parures étoilées. Et c’est entièrement nue qu’il te conduit devant une fontaine. Tendant son doigt en direction de l’eau cristalline, il te retourne soudainement, lui offrant ton dos et te dis :




« regardez »



voyant ton reflet dans l’eau pure, ton teint noir, l’image d’une jeune femme à mi-chemin entre la honte et la splendeur, tu vois dans le reflet cuivré de cette eau illuminée par la lueur de la lune…



« regardez, belle princesse, cette marque sur votre dos. »



c’est alors que dans ce reflet désormais dévoilé, tu vois ce que tu n’avais jamais vu auparavant : sur ton côté gauche, entre ta colonne vertébrale et ton homoplate, tu distingue un étrange tatouage : il représente un serpent gris enroulé autour d’une croix styllisée. Le plus étrange n’est pas le reptile surnaturel dont la face est un mélange insidieux entre la vipère et l’humain, ni la croix couleur argent surmontée d’un cercle , mais c’est le fait que tu n’ais jamais remarqué ce tatouage dans ton dos.
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Re: Sian

Message par Sian le Sam 17 Mai 2008 - 9:40

Rien ne venait perturber la douce quiétude dans laquelle s’était plongée la jeune Toréador. Seuls quelques courageux oiseaux de nuits osaient faire retentir leurs trilles enchanteurs maintenant que la ville, aux pieds de Sian, s’était endormie. Elle-même somnolait légèrement lorsqu’une voix aux chaudes notes sucrées la sortie de ses rêverie et la força à reprendre brusquement conscience du monde qui l’entourait. Quelle ne fut pas la surprise de la Caïnite lorsqu’elle reconnu le propriétaire de cette voix envoûtante. Devant elle se tenait en effet le grand conseiller de Darshuf, Annazir en personne… Elle avait beau venir tout juste de promettre à Mannal qu’elle se méfierait davantage de cette homme, il continuait d’exercer sur elle cette même sombre séduction. Même vêtu de la façon la plus curieuse pour ce chaud pays, il conservait un charisme avec lequel bien peu des résidents de la Citadelle pouvait rivaliser. Aussi, lorsqu’il lui demanda si la fraîcheur de la nuit était à son goût, elle ne pu que lui adresser un sourire amusé :

« Quelle que soit la température, Grand Conseiller, la nuit est notre complice… Aussi saura-t-elle toujours me convenir… »

Elle se releva avec une grâce fluide, presque comme si elle avait possédé des muscles que d’autre ne pouvaient posséder, usant inconsciemment de la science de la danse que lui avait inculquée Sefena à travers les ans. Elle s’avança de quelques pas dans sa direction, prenant à la main un des amples, mais si légers voiles, de son accoutrement de danseuse, s’interrogeant encore une fois sur le bien fondé des craintes de son amie au sujet d’Annazir. Certes, les dates coïncidaient…Mais elle ne parvenait pas à déceler la tromperie dans le regard empli de bonté de son aîné. Alors qu’il s’excusait d’avoir perturbé sa nuit, il lui offrit son bras pour lui proposer une promenade dans les Jardins. Sans prendre le temps d’y réfléchir trop longuement, Sian déposa sa fine main sur son bras visiblement musculeux même au travers des épaisses couches de vêtement. Elle s’étonna vaguement de ce manque de réflexion avant son geste et se demanda si le Vizir n’avait pas tenté de la manipuler à accepter sans qu’elle ne le perçoive… C’était parfaitement envisageable…Le Conseiller de Darshuf avait eu des décennies pour s’entrainer à la maîtrise de ses dons…

Ils parcoururent longuement les allées déjà maintes fois empruntées, devisant tantôt avec sérieux, tantôt avec désinvolture, jusqu’à ce que le visage de l’homme se fasse plus sérieux. Sian releva ses yeux si clairs vers lui et écouta avec attention ses paroles, s’étonnant encore de porter le titre de Princesse. Annazir lui parla tout d’abord de la cérémonie de lendemain à laquelle il était probable qu’elle soit demandée afin de réjouir leurs hôtes de ses dons de danseuse. Jusque là, rien de bien troublant, elle s’en était douté et avait même travaillé à de nouveaux pas afin de plaire à l’esprit avide de nouveautés du Sultan. Non, ce qui la perturba davantage fut cette mention de sombres présages qui semblaient l’entourer.

Le geste qu’il se permit alors acheva de perturber la jeune femme… Jusque là, aucun homme n’avait osé la toucher à l’exception du Sultan… Et voilà qu’Annazir posait sa peau chaude sur l’ambre velouté de son épaule, en suivant langoureusement le contour avant de venir ôter l’un des pans de ses vêtements. Le long voile tomba au sol et fut rapidement rejoint par ses frères dont le Caïnite la défaisait un a un avec une lenteur respectueuse et presque envoûtante. Sian s’était figée, consciente que tout encouragement de sa part serait sévèrement réprimandé s’il était rapporté à Darshuf, mais ne souhaitant pas que le Conseiller arrête sa tâche. Ses motivations l’intriguaient grandement et elle désirait plus que tout savoir pourquoi cet homme commettait une telle imprudence qui pourrait aisément lui valoir la mort. Inutile de préciser qu’elle-même prenait grandement plaisir aux délicates caresses à peine esquissées et curieusement pudique malgré qu’elle se trouve dorénavant nue des pieds à la tête devant lui.

Il l’entraina lentement jusqu’à l’un des bassins et lui désigna son reflet de sa fine main au teint sombre. Curieuse d’apprendre les raisons de cette curieuse mise en scène, elle suivit son geste et étudia son reflet dans l’eau de la fontaine, ni découvrant rien d’anormal jusqu’à ce qu’Annazir la retourne et lui désigne un point plus précis de son dos où s’étalait un tatouage qu’elle n’avait jamais eu connaissance de posséder. Lentement, sa main monta jusqu’à venir effleurer son dos et ses yeux vinrent interroger le vizir qui répondit :


«Ne me regardez pas ainsi… Je ne suis en aucun cas responsable de cette marque et ignore d’où elle peut bien vous venir. Je n’en avais jamais vu de telle avant la nuit de votre arrivée au Palais, lorsque vous l’avez dévoilé durant votre danse… Darshuf à fait en sorte que vous n’en ayez pas connaissance, mais ce dessin est belle et bien là, inscrit dans votre chair, et il était temps que vous l’appreniez… Notre Sultan semble particulièrement intrigué par la marque que vous portez… »

Il lui disait ne rien savoir d’autre sur l’origine et la signification de ce symbole et Sian décida de le croire, échangeant toutefois avec lui un long regard chargé d’interrogations partagées. Porter la croix chrétienne sur soi était déjà plutôt mal accepter… Mais l’avoir ainsi incrustée dans la chair, c’était une toute autre histoire…Toutefois, elle ne s’en formalisait pas… L’une des lacunes de son enseignement avait été la religion aussi n’était-elle pas aussi scandalisée qu’elle aurait certainement du l’être… Après tout, la simple interdiction de parler et le port du voile l’exaspérait déjà…Ce n’était qu’un pied de nez supplémentaire à toutes ses obligations auxquelles elle se trouvait soumise de par sa condition féminine à laquelle l’étreinte n’avait pas apporté beaucoup de modifications.

Il l’aida à se rhabiller avec les mêmes gestes lents et précis dont il avait usé pour la dévêtir et tout deux reprirent la direction des quartiers de la jeune Vampire dans lesquelles l’attendaient normalement un bon bain et ses suivantes chargées de l’aider à s’habiller et à se parer pour complaire au Sultan…Mais, surprise, Darshuf l’attendait devant ses portes en compagnie d’une escouade de garde du corps. Il semblait réellement hors de lui mais Sian savait qu’il ne pouvait rien lui reprocher de particulier… Ses échanges avec le Vizir n’avaient eut nul témoin et donc, aucun autre manquement que son retard, qui était des plus minimes, ne pouvait lui être reproché… Pourtant, il la semonça vertement avant de s’en prendre à son conseiller qu’il fini par renvoyer sèchement. Sian s’efforça de conserver une expression neutre, consciente qu’un seul mot de travers pourrait aggraver la situation d’Annazir qui n’avait que bien peu de chose à se reprocher… Du moins, rien qui ne lui vaille davantage le titre de Démon que tout autre de leurs frères. Le bel homme s’inclina profondément devant son Sultan avant de déclarer d’une voix solennelle et toujours emprunte de la même profondeur ouatée :


« La crainte emplit votre cœur, ô mon sultan. Elle fait de vous le sujet de tant de mépris et de tant de discordes. Elle en vient même à changer vos rares amis en ennemis comme c’est le cas de votre plus dévoué serviteur. Vous regretterez bientôt de m’avoir congédié. Et lorsque vous aurez à nouveau besoin de mes services… vous saurez où me trouver. »


Sur ces mots, le Vizir quitta la Citadelle pour ne plus y reparaître au sus de Sian. Celle-ci n’attendit pas une nouvelle salve de reproche et s’enferma dans ses quartiers sous prétexte de se laver et de se préparer à la cérémonie pour laquelle Dashuf l’avait faite mander. Vaguement agacé par cette évasion de sa favorite, le Sultan était toutefois trop occupé à ruminer sur le départ d’Annazir pour réellement jugé bon de punir la jeune femme et se contenta de lui donner ses instructions pour le lendemain avant de s’évanouir dans un couloir. Seule, adossée à sa porte, Sian soupira fortement avant d’aller se plonger dans l’eau brûlante de son main, la main régulièrement attiré par cet étrange dessin sur son corps qui semblait pulser dans sa peau comme une présence maintenant qu’elle en avait conscience.
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